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  • Camille Jedel

Le rôle d'une correctrice éditoriale

Comme promis, on se retrouve aujourd’hui pour discuter de la correction éditoriale avec Sarah !


Et pour vous la présenter, quoi de mieux qu’une petite interro surprise ?


(En vrai, je suis une feignasse, et elle vous parlera dix fois mieux de son travail que moi)


Moi : Mon lapin en sucre (oui, entre nous ce sont petits noms doux & émoticônes cœur), en quoi consiste ton travail (avec moi mais aussi ces autres avec qui tu me trompes) ?


Sarah : Je te trompe peut-être mais tu es le seul arc-en-ciel qui illumine mes jours <3


Alors, mon travail consiste à souffrir. Atrocement (surtout avec toi :D ).


Plus sérieusement, je lis le texte en version brute. Mes yeux saignent devant les mots approximatifs, les tournures grammaticales un peu bancales, et les fautes d’orthographes. Parfois, j’ai des nœuds au cerveau à cause des incohérences (un personnage qui devient blond, un autre qui prend 30cm en un chapitre, des sauts spatio-temporels, des perso un peu schizophrènes qui changent de caractère d’une scène à l’autre XD). Je traque tout ce qui me semble bancal, incohérent, non justifié. Je pointe du doigt une « erreur » et je pose plein de questions, souvent avec humour pour ne pas non plus plomber le moral de l’auteur.


Je propose aussi des solutions le plus souvent possible : Un mot plus adapté, une tournure de phrase correcte, une explication pour justifier une réaction ou autre. Je ne suis pas seulement là pour « casser » le texte, mais surtout pour le remodeler avec l’auteur. J’accompagne avec bienveillance le remaniement de son texte.


Moi : Comment cela se passe de travailler avec des auteurs (leur susceptibilité, leurs doutes, leurs angoisses, etc.) ?


Sarah : C’est enrichissant :D


En fait, tout est une question d’équilibre. Il faut savoir écouter, comprendre et prendre en compte les doutes et les angoisses de l’auteur. Ce n’est pas évident pour lui.elle de laisser quelqu’un d’autre toucher à son texte. J’imagine que ce n’est jamais agréable quand on reçoit son fichier barré de rouge. Je comprends que ce soit décourageant au premier abord, mais haut les cœurs ! Ça fait partie du jeu, donc je remotive les troupes et go !



Moi : Parle-nous des # dont tu as ponctué mon texte ?


Sarah : Je ne vois pas de quoi tu parles… Est-ce de ma faute si tu as oublié d’habiller un perso pendant qu’il chevauchait au détriment de la sécurité de ses coucougnettes ? Du tout !! Moi je dis, sauvons les coucougnettes de Damon ! Je veux des scènes torrides de sexe et ce ne sera pas possible s’il souffre horriblement ! #SaveTheCoucougnettes !!!


Moi :As-tu quelques anecdotes à raconter (et je sais que tu en as !) ?


Sarah : Je me tape de sacrés fous rires parfois, à cause des mots approximatifs. Ça se joue à trois fois rien par moment, juste une ou deux lettres et ça suffit à changer complètement le sens de la phrase. Genre « il a pris la bite » au lieu de « il a pris la boîte »… Tu peux être sûre qu’on me perd pur quelques minutes de fous rires XD


Il y a aussi les larmes, parce que je suis une petite chose émotive alors quand une scène est super bien écrite et que je me prends les émotions de plein fouet, je pleure comme une madeleine et ça j’adore (#masochiste). C’est pour ce genre de moments que j’aime mon travail.


Les relations avec les auteurs. Certains sont devenus de véritables amis (n’est-ce pas mon petit pain d’épice ? ) et les correction donnent toujours naissance à des discussions enrichissantes. J’aime quand deux points de vue se confrontent, ça me permet d’apprendre plein de choses (j’en connais un rayon sur l’équitation sans avoir jamais monter un chewal de ma vie XD) et ça, c’est génial :D


Moi : Merci ma guimauve d’amour d’avoir répondu à cette interro surprise !


J’espère que cette mini interview vous aura plu !










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